mercredi 21 avril 2010
Le crédit immobilier à des taux bonifiés applicable dès la semaine prochaine
Un retard justifié par le président de l’Association des banques et établissements financiers (ABEF), Djamel Bessa par la nécessité de travailler en coordination entre les banques et les ministères des Finances et de l’Habitat. Les trois parties ont eu déjà une réunion pour préciser certains termes du décret exécutif publié dans le Journal officiel.
Il s’agit, notamment, du type de logement, et selon Djamel Bessa, invité de la rédaction de la radio Chaîne III, la réunion tenue la semaine passée a permis d’apporter les éclaircissements attendus par les banquiers. D’abord pour ce qui est du logement promotionnel, locatif, le président de l’Abef a souligné que l’accès au crédit à des taux bonifiés entre 1% et 3% ne concerne que le logement « neuf » d’une superficie de « 100 m2 dont le prix ne doit pas dépasser les 12 millions de dinars ». Autre précision, le client peut également bénéficier de ces mesures pour la formule auto-construction. Concernant le logement rural qui ne pose pas pour le moment le problème dans sa définition, il « reste juste à établir la liste des communes concernées », poursuit Djamel Bessa. La banque, dira-t-il encore, financera à hauteur de « 90% du coût de l’habitation rurale, le même taux qui sera d’ailleurs appliqué pour le logement promotionnel collectif, c’est-à-dire un crédit à 90% du prix du logement ». Djamel Bessa estime que cette nouvelle formule du crédit immobilier permettra à « l’écrasante majorité des salariés d’en bénéficier car le revenu maximum est plafonné à 180 000 dinars « . Le même responsable fera savoir que l’effet rétroactif ne sera pas appliqué pour les clients qui ont déjà contracté des crédits et que toutes les banques, « 12 au total, sont concernées par l’octroi de crédits ».
Pour la Cnep-banque, par exemple, Djamel Bessa, qui est également son PDG, affirmé qu’elle dispose de moyens financiers pour faire face à la forte demandehttp://www.blogger.com/img/blank.gif. Ainsi « 400 milliards de dinars seront consacrés au crédit immobilier », a-t-il dit. La Cnep a connu une progression en « 2009 de 20% par rapport à l’année 2008 en terme de crédit aux clients ». A propos des 65 000 logements du programme location-vente, le PDG de la Cnep a fait savoir que le problème persiste uniquement à Alger, qui fait face à un manque d’assiettes foncières. Globalement, poursuit-il, le projet avance bien dans certaines région du pays, et la Cnep a déjà réalisé « 10 000 logements et compte lancer prochainement 14 000 unités ». Interrogé enfin sur les créances impayées, Djamel Bessa a indiqué que « 4 000 dossiers sont au niveau des juridictions mais sa banque privilégie une solution à l’amiable ».
Source: Le maghreb
Annonce Algerie
dimanche 18 avril 2010
Des demandeurs de logements auprès de l’AADL protestent
Les demandeurs de logements auprès de l’AADL ont organisé hier un sit-in puis une marche pacifique dans l’artère principale d’Alger à savoir la rue Didouche-Mourad afin d’exprimer leur mécontentement sur l’absence de réponse quant à leurs dossiers déposés depuis 2001.
Plus d’une centaine de personnes se sont ainsi rassemblées devant le siège du ministère de l’Habitat avant de marcher sur la rue Didouche-Mourad, où elles ont été dispersées par la police.
D’ailleurs, un important dispositif a été mis en place par les services de maintien de l’ordre tout au long de la rue jusqu’à la place Maurice-Audin. La circulation automobile a été perturbée. Les policiers guettaient le moindre dérapage des marcheurs et auraient malmené la foule, selon des témoignages recueillis sur place. “Nous avons été repoussés avec force, et ils ont même détruit la cassette de la caméra d’une télévision étrangère”, s’est insurgé l’un des manifestants.
Selon les organisateurs de cette marche pacifique, cette initiative a été prise suite à l’annulation d’un rendez-vous au ministère de l’Habitat. “Nous voulions voir les responsables pour connaître où en est notre sort. Et nous n’avons pas été reçus, mais demain, nous allons organiser un rassemblement devant la direction générale de l’AADL à Saïd-Hamdine, pour demander une réponse”, a déclaré l’un des manifestants.
Ce groupe de personnes attend depuis 2001 l’obtention d’un logement décent pour leurs familles. “Je travaille dans les services de la Protection civile, j’ai trois gosses et je les vois rarement. En fait, je suis obligé de dormir dans la caserne et ma famille chez mes beaux-parents”, a déclaré un des demandeurs.
À vrai dire, depuis près de dix ans, les contestataires qui sont au nombre de 3 500 ne savent pas si leur dossier est valable ou pas. Alors que le programme AADL de
55 000 logements a été scindé en deux parties (2001 et 2002), le reste des demandes non prises en charge a été classé dans le programme futur en association avec la Cnep.
“Nous voulons avoir une réponse, nous sommes 3 500 concernés. Quelle soit positive ou négative, qu’on sache quoi faire !”, a-t-il ajouté. Exaspérés et émus à la fois par cette situation, les demandeurs de logements ne savent plus à quel saint se vouer pour régler ce problème.
Dès son lancement, l’opération AADL a suscité un véritable rush de centaines de milliers de demandeurs, la crise de logement aidant.
Malheureusement, il a été quasiment impossible de satisfaire la majorité des dossiers en plus du fait que la formule telle que présentée à l’époque ne pouvait rester en vigueur longtemps et avec les mêmes paramètres, et ce, en raison de l’augmentation des coûts des matériaux de construction et de la main-d’œuvre.
Source:Liberte
L’assiette de terrain détermine le prix
Le coût de revient d’un logement en Algérie dépend du prix de l’assiette de terrain et plus précisément des zones et endroits où elle est implantée. C’est ce que nous a indiqué M. Belkacem Mezine, secrétaire général de l’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA) qui explique aussi que des solutions existent pour réduire ces coûts. Le coût au Nord ou au Sud est totalement différent et les écarts sont considérables. Si le mètre carré est de 10 000 DA maximum au Sud, il fait pratiquement le double ou le triple au Nord. Même dans le nord du pays, les prix diffèrent d’un endroit à un autre également, c’est selon que le terrain est situé à Hydra, Dely Ibrahim, ou aux Eucalyptus. C’est-à-dire que les promoteurs immobiliers acquièrent chacun le terrain à un prix différent de l’autre.Plusieurs autres paramètres interviennent ensuite dans le processus de construction. Même si les prix des matériaux mobilisés, sable, ciment, gravier… sont les mêmes, il n’en demeure pas moins que les coûts de leur transport diffèrent également d’un endroit à l’autre. Il y a aussi d’autres paramètres pris en compte par les entrepreneurs, celui dela main-d’œuvre qui diffère du Nord au Sud, et le mode de construction ou l’architecture de la bâtisse. Un autre critère à ne pas perdre de vue, celui du renforcement de la structure bâtie dans le Nord, région du pays considérée à forte sismicité. Au final, le prix de revient au Nord oscille entre 30 000 et 35 000 DA le mètre carré, et au Sud, il est beaucoup moins cher, entre 18 000 et 20 000 DA. L’environnement du bâtiment et le cadre de vie à Hydra ou à Bachdjarah ne sont pas les mêmes, d’où la différence dans les prix. C’est donc l’assiette de terrain qui détermine le prix final d’un logement. Si le terrain est cédé à des prix raisonnables, les coûts de revient seraient nettement moins chers.Pour M. Mezine, les solutions existent. Il suffirait de viabiliser les terrains à la périphérie d’Alger et de mettre des projets avec toutes les infrastructures nécessaires, à l’exemple des écoles, pour permettre aux citoyens de se fixer. «Cette façon de procéder permettra d’avoir des terrains moins chers et donc des prix meilleurs», explique M. Mezine. «Il ne faut pas se concentrer sur des zones spécifiques mais créer des zones viables avec un cadre de vie meilleur. Ces solutions sont à la portée de toutes les APC.»Enfin, sur les prix de vente des logements, notre interlocuteur explique qu’il ne peut pas être défini puisqu’il n’y a pas de réglementation des prix en Algérie. «Chacun vend à sa manière en l’absence d’une bourse immobilière qui régularise les prix de logements.»
Source: La tribune online
La dérégulation du marché de la location accentue la crise
La question du logement en Algérie demeure toujours un casse-tête chinois pour les pouvoirs publics. Après tant de programmes lancés et des milliers de logements réalisés, la tension persiste et même augmente. Est-il donc logique de dire que les efforts de l’Etat sont insuffisants en la matière ? La réponse pourrait être négative. Aujourd’hui, on ne peut guère nier la part de la régulation qui fait défaut dans ce créneau. D’autres paramètres pourraient être derrière cette crise qui ne dit pas son nom. Et pour illustrer amplement la complexité de cette situation, il suffit peut-être de parler du marché locatif exposé à toutes les convoitises. Ainsi, malgré la promulgation d’un décret régissant l’activité des agences immobilières, les choses restent toujours floues. Selon certains professionnels du secteur, les agences immobilières détiennent uniquement 25% des transactions. La plus grande partie des transactions se fait de particulier à particulier. Ce qui amplifie encore le désastre qui règne dans le marché. Si, pour certains, la spéculation est la première cause de toute cette anarchie, d’autres ne cachent pas que des disparités régionales accentuent encore la demande. De la sorte, certaines villes ou centres urbains connaissent une demande beaucoup plus importante que les autres. Actuellement, selon les chiffres officiels, près de 5 000 agences immobilières activent sur le marché. Les pouvoirs publics, à travers les nouveaux textes promulgués, ont voulu mettre un terme à l’anarchie qui caractérise le marché. Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme avait fait savoir que 730 demandes d’agrément d’agences selon les nouveaux critères ont été déposées auprès de son département, dont 238 ont recruté des collaborateurs universitaires afin de se conformer à la loi, laquelle exige que ces établissements soient gérés par des diplômés universitaires. De leur côté, les représentants des agences immobilières demandent que le ministère les associe à l’élaboration des textes régissant toutes les activités du secteur. Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, pour le citoyen, la location reste inaccessible. Or, ailleurs, elle est perçue comme la solution idoine pour atténuer la crise, sachant que le nombre des logements inoccupés s’élève à 1,5 million selon les chiffres officiels, soit l’équivalent du programme lancé en 2005. Il y a lieu, enfin, de dire que les pouvoirs publics devraient revoir plusieurs éléments ayant une relation avec la location en Algérie, mais également encourager la location, et ce, à travers des mécanismes précis. L’objectif étant de mettre un terme à cette crise qui n’est, en un mot, qu’une source à d’autres crises plus aigues et complexes.
Source; La tribune online